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NiceFuture > Mon assiette L'objet du mois: une bouteille d’eau dans un océan de pétrole« Et à boire, qu’est-ce que ce sera ?... ». Souvent cette phrase conclut votre commande au resto ou dans les boulangeries et c’est ainsi que 154 milliards de litres d’eau en bouteille en plastique ont été engloutis en 2004 sur la planète. Pour un encas, le jogging ou un voyage, la bouteille en plastique accompagne nos gestes quotidiens et nous sommes tous habitués à en balader une entre nos mains, dans nos sacs. Mais avant et après, quel est le destin de ces volumes de PET ? Un des impacts, important s’il en est, concerne le transport. Une étude de l’institut nord américain Earth Policy , estime en effet que «près d’un quart des bouteilles d’eau commercialisées sur la planète passent d’une frontière à une autre pour atteindre les consommateurs et sont transportées par bateaux, trains et camions». A New York aussi, le choix n’appartient plus à ses concitoyens et l’eau du robinet devient le meilleur breuvage à s’imposer au quotidien. Même si la campagne d’assèchement de l’eau en bouteilles passe par des éléments avant tout économiques, elle pourrait toujours permettre d’arrêter cette hémorragie aquatique. Il faut trouver des moyens radicaux de diminuer la quantité de déchets et par ricochet, les sommes allouées à leur traitement. De manière générale, ces questions économiques servent facilement à rendre les enjeux transparents et le prix peut déjà représenter une importante source de motivation. Selon le ministère français de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, un litre d’eau embouteillé coûte pour le consommateur de 100 à 300 fois plus cher à l’achat que celui s’échappant du robinet. L’Ademe a publié en janvier 2007 une note intéressante qui relativise l’impact de ces efforts et souligne que "l’eau potable au robinet est 100 à 1’000 fois plus écologique que l’eau minérale en bouteille". Gabriela Bejan Sources : Libération 7 novembre 2007
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